Une solution pratique au problème du chômage

 

Auteur : Daniel J.M. Guibord

 

 

Graphique :     Évolution du niveau de vie en fonction de l’application

                        d’une solution pratique au problème du chômage

 

 

Politiques nécessaires afin de réduire le taux de chômage près de zéro pour cent

 

 

Politique de base

En réduisant la présente semaine de travail d’approximativement 20%, forcer les employeurs à aller chercher la différence de labeur parmi les chômeurs ; c’est à dire :

 

Une réduction de la semaine de travail, de 37.5 heures/semaine à 30 heures/semaine, initialement pour une période de 6 ou 24 mois (afin de donner le temps au système socio-économique de s’ajuster à cette solution, tout en causant le moins de difficultés possible pour les travailleurs et entreprises) et, par la suite, ajustement des heures de travail/semaine, sur une base mensuelle, analogue à l’ajustement des taux d’intérêt, jusqu’à ce que le chômage soit réduit près de zéro pour cent.

 

Par contre, afin que les employeurs puissent s’ajuster sans pertes financières ni trop de difficulté à une semaine de travail de 4 jours, là où les entreprises fonctionnent sur une base de 5, 6 ou 7 jours/semaine, les employeurs et employés pourraient, d’un commun accord, s’engager à ce que l’employé fasse du temps supplémentaire à une semaine de 4 jours, rémunérés à temps simple, mais à la condition que l’employeur alloue une période de vacance non rémunérée, représentant la totalité des heures supplémentaires ainsi travaillées ; exemple, en accord avec le tableau ci-dessous et, avec garantie de réembauche pour l’employé, une fois sa période de vacance terminée1.

 

Jours de travail par semaine (A)

Semaine de travail (B)

Semaines de congé ininterrompu (C)

A

B

C

7

28.6

23.4

6

33.3

18.7

5

40.0

12.0

 

A = Nombre typique de jours/semaine où l’entreprise fonctionne.

B = Total des semaines travaillées par l’employé pour avoir droit au nombre de semaines de congé ininterrompu (C).

C = Nombre de semaines de congé ininterrompu.

 

NOTE : 7.5 heures/jours X 4 jours X 50 semaines = 1500 heures-semaines

 

            1,500 heures-semaines/(7 jours X 7.5 heures/jours) = 28.6 semaines

            1,500 heures-semaines/(6 jours X 7.5 heures/jours) = 33.3 semaines

            1,500 heures-semaines/(5 jours X 7.5 heures/jours) = 40.0 semaines

 

            B + C = 52 semaines

 

 

Politique connexe indispensable

Un contrôle des naissances et de l’immigration, de façon à ce qu’un accroissement de la population n’entraîne pas un accroissement du chômage.

 

 

Politiques connexes complémentaires et nécessaires

Une loi incitant les employeurs à ne pas faire utilisation de temps supplémentaire ; exemple : rémunération à temps et demi après une heure de temps supplémentaire, temps double après deux heures de temps supplémentaire et, temps triple après 4 heures et plus de temps supplémentaire.

 

            Des incitations fiscales et une aide gouvernementale afin que les employeurs fournissent l’entraînement (connaissances et techniques) nécessaire, là où c’est réalisable, de façon à ce que leurs employés puissent accomplir le travail requis ; plus, suite à l’entraînement fourni par l’employeur, un programme d’attestation d’études2 et d’expériences acquises par les travailleurs.

 

Des tarifs de douane adéquats sur les importations, afin d’inciter les manufacturiers à fabriquer leurs produits au Québec.

 

Des crédits d’impôt pour les nouvelles entreprises s’établissant au Québec ; par contre, il faudrait que ces entreprises s’engagent à laisser leurs capitaux au Québec pour un minimum de 10 années consécutives (le Chili a adapté, avec un énorme succès, une politique similaire pour les investissements étrangers au Chili).

 

 

Bénéfices encourus suite à une réduction du taux de chômage près de zéro pour cent

Réduction près de 100% des taxes encourues pour les paiements d’assurance chômage et de bien-être social ; donc réduction d’impôts ; donc cette politique alimenterait l’économie.

 

Réduction significative des problèmes sociaux3 dus en grande partie au chômage ; donc réduction de taxes encourues pour pallier à ces problèmes ; donc réduction d’impôts ; donc cette politique alimenterait l’économie.

 

Pour les travailleurs, réduction de 20% de leurs dépenses attribuées à leur travail.

 

Pour les travailleurs, augmentations de salaire dues à la compétition entre employeurs, pour de la main-d'oeuvre, résultant d’un taux de chômage réduit à près de zéro pour cent.

 

50% de plus de temps de loisir.

 

 

 

 

 

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1 Adevenant le cas où l’employé ne serait pas réembauché pour une période d’un an après ses vacances, l’employeur serait obligé de payer l’employé comme s’il aurait travaillé à temps supplémentaire surrémunéré pour les heures travaillées en sus de la semaine de 4 jours (p. ex., rémunération à temps plein pour une heure de temps supplémentaire, temps double pour deux heures de temps supplémentaire, et temps triple après quatre heures et plus de temps supplémentaire).

 

2 Complémentés si nécessaire par des matériaux et cours académiques (p. ex., disponibles par l’entremise de l’Internet), avec des examens officiels administrés par le Ministère de l’éducation. C'est-à-dire que les connaissances et expériences acquises en milieu de travail pourraient compter en vue d’attestations d’études secondaires, collégiales, et universitaires.

 

3 Crimes, problèmes reliés à la consommation de stupéfiants et d’alcool, problèmes de santé mentale et de santé physique.